Les sens du grand requin blanc :


 

 

Généralités :

 

Parmis les particularités propres aux requins, il convient d'évoquer la richesse, la complexité et les performances de leurs équipements sensoriels réellement hors du commun. Le requin est particulièrement sensible aux stimuli physiques (vibrations) et chimiques (olfacto-gustatifs). Il peut voir, sentir, entendre et percevoir les mouvements, les vibrations et les champs électriques. Il peut voir plonger un lion de mer à 50 mètres, sentir son odeur à 100 mètres et l'entendre à 1km de distance (le son se propage 5 fois plus vite dans l'eau que dans l'air). Il peut détecter une goutte de sang dans plus de 4 600 000 litres d'eau et remonter une piste odorante sur plusieurs kilomètres si elle est permanente. Avec sa ligne latérale constituée de récepteurs disposés le long du corps il perçoit les vibrations des corps dans un rayons de plusieurs mètres et les sons (ceux de basse fréquence) à plusieurs centaines de mètres. Il peut aussi localiser un obstacle, connaître la taille, la vitesse et même la direction d'un organisme marin. A proximité le requin sens sa proie grâce à des récepteurs situés sous la peau au niveau de la tête ( Ampoules de Lorenzini) sensibles au champ électrique émis par la proie.


Le sens du toucher et de l'ouïe :


Le requin n'a pas de système du toucher tel que le notre, il ne va pas frotter le bord de sa nageoire ou de sa queue pour "ressentir" les choses et utilise à la place un système acoustico-latéral. Ce système est composé de l'oreille interne (l'ouïe), de la ligne latérale et des cryptes sensorielles. Il lui permet, non seulement de détecter des proies à courte distance mais aussi à longue distance (de l'ordre de la centaine de mètres).La ligne latérale est une discrète bande s'étirant sur les deux flancs et projetant des ramifications vers les yeux et le museau. Il s'agit d'une série de cellules sensorielles en communications avec le milieu ambiant par l'intermédiaire de pores cutanés. Cette structure permet au requin de percevoir les vibrations (ondes de pression) émises, entre autres par des proies blessées à grande distance, les sons basse fréquence ainsi que les courants marins. Les cryptes sensorielles sont, elles, repartis selon les espèces (l'aiguillat commun en ont peu alors que les requins marteau en sont recouvert) sur l'ensemble du corps du requin. Elles permettent au requin non seulement de "sentir" son propre corps et ses déplacements dans l'espace liquide, mais aussi d'apprécier la température de l'eau, les courants et toute modification du champs électrique produite par le déplacement d'un corps en mouvement ou les vibrations émises par un poisson blessé. 


                                                 

 

Le requin saura également "goûter" une proie potentielle par simple contact cutané, les cryptes sensorielles transmettant au cerveau des informations sur la nature de la matière testée. Située de part et d'autre du cerveau et connectée à la ligne latérale, l'oreille interne n'est pas seulement l'organe de l'ouïe mais également celui de l'équilibre, de l'orientation et de la coordination. Tapissée de nombreuses cellules ciliées identiques à celles de la ligne latérale, elle transmet au cerveau les ondes de basse fréquence elle-même transmises par l'eau à très grande vitesse (1500 m/sec au lieu des 300m/sec dans l'air). Le requin est en mesure de capter et donc d'interpréter tout évènement digne d'intérêt pour lui.


Le sens olfactif et le goût :

 

L'olfaction est une fonction extrêmement développée chez le requin. La nage crée un flux d'eau constant véhiculant les molécules odorantes sur les cellules sensorielles de l'intérieur de la cavité nasale. Contrairement à celles de l'homme, les narines des squales sont bien séparées, et en orientant la tête latéralement du côté du stimulus le plus intense, ils remontent un couloir odorant à la manière d'un chien suivant une piste. Ces narines ne sont en réalité que des sacs (capsules) dont la surface interne représente de nombreux replis tapissés d'un épithélium formé de cellules allongées. Chacune porte un cil récepteur dressé en contact directement avec l'eau et, du coté opposé, une fibre nerveuse reliée au nerf olfactif. Le processus est simple : l'eau entre d'un côté et ressort de l'autre après avoir traversé les nombreux plis capteurs d'odeurs de la muqueuse.

S'il s'agit d'une espèce benthique immobile, la pérennité du flux est assurée par les branchies, via les sillons naso-oraux et la bouche (ce n'est pas le cas du grand requin blanc). La détection du sang de mammifère interviendrait pour une dilution d'une partie pour cent millions de parties d'eau.



Narine du grand requin blanc


Ces performances olfactives n'interviennent pas seulement dans l'alimentation, elles permettent également de détecter une faible différence de salinité (jouant ainsi le rôle dans l'orientation géographique au cours des migrations) ou encore de reconnaître le sexe d'un autre requin, son degré de maturité et sa disposition à l'accouplement.
Le goût intervient à travers des récepteurs gustatifs présent dans la bouche et le pharynx, ils offrent à l'animal une ultime possibilité de choix avant d'avaler ou de rejeter la nourriture.


 La vision :


L'oeil du requin a une structure proche de celle des vertébrés. Située en arrière de l'oeil, la rétine est un organe sensible sur lequel l'image est projetée. Elle est tapissée de deux type de photo récepteur : bâtonnets et cônes. Les bâtonnets sont utiles en lumière réduite et permettent d'apprécier les formes et les contrastes en noir et blanc tandis que les cônes, fonctionnels en lumière vive, rendent possible la distinction des couleurs, ce qui semblent assez logique car ils évoluent essentiellement dans un milieu où les tons chauds disparaissent en profondeur : le rouge à 10m et le jaune à 30m. Par exemple le grand requin blanc, remontant régulièrement à la surface, sera plus attiré par les objets de couleur chaude (rouge, orangé, jaune).

En arrière du globe oculaire, les requins ont développé un astucieux mécanisme : le tapetum lucidum. Ce dispositif joue le rôle d'une plaque réfléchissante en augmentant l'acuité visuelle en faible luminosité. En milieu obscure, à l'instar des chats, les yeux deviennent fluorescents. Chez les espèces remontant régulièrement près de la surface, et donc soumises à de brusques variations de luminosité, des cellules pigmentées de noir, intercalées entre les plaquettes réfléchissantes du tapetum lucidum viennent les occulter partiellement pour protéger la rétine.
Le grand requin blanc ne possède pas de membrane nictitante (membrane protectrice recouvrant l'oeil de certaines espèces lors de la morsure), mais révulse son globe oculaire pour le protéger.
La taille des yeux des requins changent selon les espèces, les requins pélagiques (requin renard) les ont particulièrement gros alors que les requins peu habitué à la chasse ultra mobile (requin nourrice et requin carpette) les ont très petits.
D'une manière générale la vision du requin est supérieur à celle de l'homme dans l'eau.



  


Les sens électromagnétiques :


Les requins possèdent aussi un sens "électrique" qui fonctionne à l'aide de pores situés sur la surface du corps appelés "Ampoules de Lorenzini". Ce sont des organes très spécialisés qui, dans une certaine mesure, dérivent de la ligne latérale. Elles doivent leur nom au médecin italien Stefano Lorenzini qui les décrivit pour la première fois dans un livre publié en 1678. Il s'agit de petites vésicules situées à quelques centimètres sous la peau et communiquant avec l'extérieur par un canal rempli d'une substance gélatineuse (appelée "humeur" par Lorenzini).


  

Ampoules de Lorenzini

 

 

 Les centaines de pores visibles sur la tête et le museau des requins sont les ouvertures de ces canaux vers l'extérieur. Les "Ampoules de Lorenzini" sont des électro-récepteurs, destinés à transmettre les stimuli produits par de très faibles champs électriques (jusqu'à 1.01 - 0.05 microvolts/centimètres). Cinq fibres nerveuses les conduisent au nerf facial de l'encéphale. A titre d'exemple, une batterie qui nous paraît complètement déchargée serait pour un requin encore une puissante source d'énergie, ce qui nous donne une idée de leur sensibilité.


  

 

Ces organes servent à identifier la proie et fonctionnent d'après le principe selon lequel tous les êtres vivants (homme inclus) produisent un champ électrique. Grâce aux ampoules de Lorenzini, le requin est un détecteur vivant, capable d'identifier les perturbations magnétiques dues à la présence d'une proie qui, bien qu'elle essaye de se camoufler, ne peut arrêter l 'activité électrique de son organisme. Ainsi, de nombreux requins repèrent leurs victimes même si elles sont dissimulées sous le sable. Les requins marteau sont de merveilleux exemples de l'utilisation de ces ampoules, ils scannent le fond des océans en faisant osciller de droite à gauche leur museau plat remplis de ces ampoules.
Enfin, ce sens électrique peu servir à l'orientation du squale. Un animal (conducteur) nageant dans le champs magnétique terrestre émet lui-même un champ électrique d'intensité variable selon la direction qu'il suit.


Utilisation de ces sens lors d'une attaque :

 

  • Les requins utilisent ces sens lorsqu'ils désirent se nourrir, nous pouvons établir la suite logique des événements :

 

Phase 1 : Utilisation de la ligne latérale et des ouïes. Détection, entre autres, du champ  

              électromagnétique éloigné (nage normale ou en détresse d'un poisson).

Phase 2 : Utilisation de l'odorat grâce aux narines qui permettent une détection

              olfactive de la proie.

Phase 3 : Utilisation de la vision à l'aide de son aperçu direct de la proie.

Phase 4 : Utilisation des Ampoules de Lorenzini qui permettent une détection

              électromagnétique rapprochée utile lorsque le requin est aveuglé par sa          

              membrane nictitante ou son oeil révulsé.

 

La majorité des informations contenues ici même proviennent du livret "le grand

requin Blanc" vendu (5€ + 2€ de Frais De Port) au profit de l'association SOS

Grand Blanc par simple demande.